Journal irrégulier

Bruno Arcadias


français | 06-11-2020 | 128 pages

9791097497255

Livre de poche


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Couverture / Jaquette

Journal irrégulier : il y a de l’oxymore dans ce titre, mais à la façon imprévisible et non-systématique des perles baroques. C’est en poésie que ce journal se dit : une sorte d’inventaire primesautier des jours, dans cependant la tenue d’un souci profond, celui d’être au monde avec justesse, d’un moment à l’autre, selon la même précarité attentive et détachée. Sans doute peut-on trouver quelque chose de Prévert ici, mais avec la teneur métaphysique en plus : quelque chose d’un Michaux acceptant de sourire. Les recueils où l’humour le dispute à la tendresse ne sont pas fréquents : ceux où le lyrisme ne remonte pour le lecteur que l’alternance amusée d’une angoisse feutrée et d’une manière de rigolade, qui veut prendre les choses à la légère parce que précisément elles sont graves. Telle est l’élégance de ce recueil plein de charme à la lumière dominée par l’humour, que soulignent les illustrations de Léa Bertin-Hugault.

Description

Journal irrégulier : il y a de l’oxymore dans ce titre, mais à la façon imprévisible et non-systématique des perles baroques. C’est en poésie que ce journal se dit : une sorte d’inventaire primesautier des jours, dans cependant la tenue d’un souci profond, celui d’être au monde avec justesse, d’un moment à l’autre, selon la même précarité attentive et détachée. Sans doute peut-on trouver quelque chose de Prévert ici, mais avec la teneur métaphysique en plus : quelque chose d’un Michaux acceptant de sourire. Les recueils où l’humour le dispute à la tendresse ne sont pas fréquents : ceux où le lyrisme ne remonte pour le lecteur que l’alternance amusée d’une angoisse feutrée et d’une manière de rigolade, qui veut prendre les choses à la légère parce que précisément elles sont graves. Telle est l’élégance de ce recueil plein de charme à la lumière dominée par l’humour, que soulignent les illustrations de Léa Bertin-Hugault.

Note biographique

Né le 23 04 1960 à Paris 11° (aux Bleuets, la maternité dans le coup à l’époque ) de deux parents catholiques de gauche, tendance ACO, CFTC puis CFDT et PSU. Rapidement détourné vers la banlieue est en 1962 à Villiers-sur-Marne. Études lycéennes de banlieusard à Champigny sur Marne, la ville de Georges Marchais et Georges Séguy. Études erratiques à Paris qui finiront par une licence de cinéma à Censier. Première vie en couple (deux enfants, en 1977 et 1982). Vie professionnelle hasardeuse : animateur, pompiste, journaliste pigiste pour la presse d’entreprise, presse informatique et magazines de musique, chanson et jazz, traducteur anglais-français de livres pour enfants, rédacteur de mots croisés. Installation toujours plus à l’est, dans l’Oise, à Rosoy-en-Multien en 1983. Journaliste à Meaux Magazine ainsi que créateur de Zap, le magazine pour les jeunes de la ville de Meaux (j’étais jeune alors, donc compétent pour parler aux jeunes…). Également professeur de français pendant 2 ans à l’école Sainte-Marie de Meaux. À cet itinéraire tortueux, on peut opposer une vraie ligne qui n’a pas bougé : musique et littérature. Me destinant à être Jean-Paul Sartre quand j’avais dix ans, j’ai néanmoins opté à l’adolescence pour être pianiste dans des groupes de blues et de rock. Puis j’ai écrit — des nouvelles, des romans qu’on peut oublier, mais aussi beaucoup de chansons. Ce qui m’a servi lorsque j’ai rejoint le groupe de chanson-rock « les Fada » (sans « s », merci, seul un professeur de français peut se permettre de ne pas respecter l’accord). Groupe avec lequel je suis resté de 1992 à 2007, pour lequel j’ai écrit une petite centaine de chansons, et avec lequel j’ai donné quelque deux cents concerts. En 1995, parallèlement, j’ai rencontré ma femme actuelle, artiste peintre et chanteuse, je me suis installé à Crouy-sur-Ourcq (retour dans l’Ile-de-France) et j’ai découvert qu’on pouvait écrire un texte court, pas forcément en vers, sans nécessairement mettre de la musique par-dessus. Révélation. La suite : une petite fille née en 1997, une rentrée dans la fonction publique territoriale comme archiviste et un mariage parce que quand même il faut bien se caser un petit peu, et de nombreux textes, courts le plus souvent, avec ou sans vers, mais toujours libres, et dont le destin semblait de finir pour la postérité dans un tiroir… jusqu’à ce que… … rentrent en jeu les éditions Conférence. Ce dont, au passage, je les remercie.

Table des matières

L’essentiel, si on ne veut pas tomber Vendredi matin, huit heures et quart J’écris parce que Depuis que tu es parti J’avais écrit une longue lettre Quand le jour arrive L’échec, on sait ce que c’est Décrire une femme qu’on a aimée Je partage avec ma mère J’aurai traversé la vie Quand je regarde l’avenir Les autres moi je m’en fous Le film d’Amos Gitai s’appelle Madame Doucier tuait les guêpes Chaque jour J’ai hérité de ma mère Quand ça va mal Ceux qui ne veulent plus souffrir Dans le train, j’ai vu de très jeunes filles Pour se maintenir en forme C’est sûr qu’une femme qui dit non tout le temps Si je dis que je crois en Dieu C’était un soir d’automne Les hommes ne sont pas très sûrs Tout ce que je sais du bonheur J’ai vu la mer en Normandie Pour bien parler des péchés J’aime beaucoup Faites de l’endroit où vous vivez Si les jeunes pouvaient se voir dans la glace De temps en temps On était là tous les deux Il paraît qu’à vingt ans Quand on est orphelin C’est agréable, la mode Elle avait des petits seins Regardez les bébés qui jouent à la crèche Si j’avais été le Bon Dieu Et puis, tout d’un coup Un jour, je serai mort Va voir mon frère et dis-lui Du fin fond de ma province Taille : un mètre soixante-dix-huit La nuit tout s’éclaire Si Mozart avait été une femme Je ne peux pas m’empêcher de penser Automne Ironie du corps La nuit La femme idéale n’existe pas Rien dire et laisser taire La nuit, je suis un honnête homme Dieu seul sait s’il existe Il y en a qui cherchent l’embrouille Projet Les trains passent vachement vite La Marne, elle est comme moi La solitude, c’est quand on est seul ? Il faudrait vraiment que les riches Mentir Cordée Tenace

Détails

Code EAN :9791097497255
Auteur(trice) : 
Editeur :Conférence
Date de publication :  06-11-2020
Format :Livre de poche
Langue(s) : français
Hauteur :205 mm
Largeur :152 mm
Epaisseur :10 mm
Poids :262 gr
Stock :Disponible sur commande
Nombre de pages :128