D'art et d'argent

PUR


français | 22-03-2001 |

9782868475732

Livre


21,00€

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Couverture / Jaquette

Les fastes des riches marchands de Londres et d'Anvers, les splendeurs architecturales et picturales de Bruges, l'étonnante vivacité dont font preuve les reconstructeurs d'églises du royaume de France, sont autant de preuves de la vitalité de l'Europe du Nord-Ouest à la fin du Moyen Âge. Tandis que la Méditerranée brille de ses derniers feux à l'orée d'un automne rutilant, les villes du Nord, plus modestes, témoignent d'un dynamisme conquérant. Leurs artistes n'occupent pas le devant de la scène. Leurs existences sont moins tapageuses que celles d'un Léonard de Vinci et d'un Michel-Ange ; pourtant, elles évoquent un printemps de l'art, une Renaissance nordique qui n'est pas un feu de paille.
L'Europe des XIVe et XVe siècles est fortement ancrée dans la tradition médiévale mais aussi tendue vers la modernité. L'Église y conserve un rôle important mais la société change. Elle est dominée par la figure du prince. Désormais, la cour donne le ton. Elle met en place ses rituels et ses mythologies. La cour des Grands Ducs d'Occident est imitée dans toute l'Europe. La noblesse est obligée de s'adapter à ces évolutions, engagée dans une compétition perpétuelle avec les nouveaux riches qui menacent son statut. Le luxe et le paraître ne sont plus seulement son monopole. De riches marchands, des officiers influents les revendiquent aussi.
Insérés dans le milieu de l'artisanat, les créateurs d'art participent à cette histoire. Ont-ils conscience de leur spécificité ? Pour certains d'entre eux, cela ne fait aucun doute. Jan van Eyck, Rogier van der Weyden et Jean Fouquet ont fréquenté les élites de la cour, les riches prélats et les puissants de leur époque. Ils en ont reçu des marques de considération et d'estime. Leur réussite économique et sociale, leur poids dans la société urbaine sont suffisants pour répondre de leur assurance. Certes, ils n'ont pas écrit leurs mémoires comme quelques artistes italiens ; ils ont fait mieux, ils ont peint leur autoportrait. C'est avec leurs outils de peintres qu'ils ont laissé, par-delà les siècles, un témoignage de leur valeur.

Avec le soutien du CNL

Description

Les fastes des riches marchands de Londres et d'Anvers, les splendeurs architecturales et picturales de Bruges, l'étonnante vivacité dont font preuve les reconstructeurs d'églises du royaume de France, sont autant de preuves de la vitalité de l'Europe du Nord-Ouest à la fin du Moyen Âge. Tandis que la Méditerranée brille de ses derniers feux à l'orée d'un automne rutilant, les villes du Nord, plus modestes, témoignent d'un dynamisme conquérant. Leurs artistes n'occupent pas le devant de la scène. Leurs existences sont moins tapageuses que celles d'un Léonard de Vinci et d'un Michel-Ange ; pourtant, elles évoquent un printemps de l'art, une Renaissance nordique qui n'est pas un feu de paille.
L'Europe des XIVe et XVe siècles est fortement ancrée dans la tradition médiévale mais aussi tendue vers la modernité. L'Église y conserve un rôle important mais la société change. Elle est dominée par la figure du prince. Désormais, la cour donne le ton. Elle met en place ses rituels et ses mythologies. La cour des Grands Ducs d'Occident est imitée dans toute l'Europe. La noblesse est obligée de s'adapter à ces évolutions, engagée dans une compétition perpétuelle avec les nouveaux riches qui menacent son statut. Le luxe et le paraître ne sont plus seulement son monopole. De riches marchands, des officiers influents les revendiquent aussi.
Insérés dans le milieu de l'artisanat, les créateurs d'art participent à cette histoire. Ont-ils conscience de leur spécificité ? Pour certains d'entre eux, cela ne fait aucun doute. Jan van Eyck, Rogier van der Weyden et Jean Fouquet ont fréquenté les élites de la cour, les riches prélats et les puissants de leur époque. Ils en ont reçu des marques de considération et d'estime. Leur réussite économique et sociale, leur poids dans la société urbaine sont suffisants pour répondre de leur assurance. Certes, ils n'ont pas écrit leurs mémoires comme quelques artistes italiens ; ils ont fait mieux, ils ont peint leur autoportrait. C'est avec leurs outils de peintres qu'ils ont laissé, par-delà les siècles, un témoignage de leur valeur.

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Détails

Code EAN :9782868475732
Auteur(trice) : 
Date de publication :  22-03-2001
Format :Livre
Langue(s) : français
Hauteur :240 mm
Largeur :155 mm
Epaisseur :23 mm
Poids :544 gr
Stock :Attention Impression à la demande
Collection :  Histoire
Mots clés :  art;mécène mécénat;Moyen Âge;Europe du Nord;Flandres;duc de Bourgogne;peinture;sculpture;portraits