Les Hussards Noirs De La Colonie ; Instituteurs Africains Et "petites Patries" En Aof (1913-1960)
Celine Labrune-badiane-Etienne Smith
français | 16-05-2018 | 708 pages
9782811119171
Livre
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Introduction. La part africaine de la « bibliothèque coloniale ». L'école coloniale et ses instituteurs en AOF. Les intermédiaires africains dans la production des savoirs en contexte colonial. La prise de parole : histoire intellectuelle et espace public en AOF. Des savoirs minorés ? Des savoirs entachés ? Des savoirs oubliés ? Une « littérature d'instituteurs ». Une littérature idéologiquement compromise ? Une littérature périphérique ? Notre corpus et ses limites. Question de méthode : comment lire ces textes ? Plan de l'ouvrage. CHAPITRE 1. ADAPTER L'ENSEIGNEMENT. L'ÉCOLE COLONIALE ET LES « PETITES PATRIES ». I. L'adaptation : une logique pédagogique évolutive de la métropole à l'AOF. Exporter les « petites patries » ? L'adaptation au service de la « conquête morale ». Le tournant des années 1930. « Nos ancêtres les Gaulois ». L'AOF et ses « petites patries » : un laboratoire ? La promotion d'une culture « franco-africaine » à l'ENWP et l'émergence d'un théâtre scolaire franco-africain. II. L'enseignement du milieu local : aperçus disciplinaires. Histoire et géographie : la vision des vainqueurs. Des manuels pour l'enseignement de la géographie et de l'histoire locales. Le folklore dans la classe : pédagogie, morale et enracinement. Des intentions aux pratiques, du Bulletin à la salle de classe. III. Quand les traditionalistes se rencontrent : Vichy ou le stade suprême de l'adaptation ? CHAPITRE 2. SUBALTERNESMAIS INCONTOURNABLES : LES INSTITUTEURS AU COEUR DE LA PRODUCTION DES SAVOIRS. I. Le BEAOF : un instrument au service des sciences coloniales. La recherche en AOF. Les premiers temps de l'institutionnalisation de la recherche entre AOF et métropole. De la « mise en valeur scientifique » de l'AOF à la création de l'IFAN. Le rôle du BEAOF dans la constitution d'une banque de données sur l'AOF. Une fonction patrimoniale : archiver le passé et le présent. La contribution du BEAOF à la « mise en valeur » économique de l'AOF. Pénétrer les «mentalités indigènes». II. Les instituteurs africains, « piliers cachés » de la recherche. Un rôle circonscrit, mais incontournable. Les instituteurs-ethnographes comme « vitrine » et gages d'authenticité. Encourager et orienter la participation. Les registres de la justification. Des autodidactes ? L'élaboration progressive des méthodes. Vers une ethnographie scolaire ? L'initiation à l'étude du milieu local à l'Ecole normale William Ponty à partir des années 1930. III. De l'enquête à l'oeuvre, de l'informateur à l'auteur : au-delà des « auxiliaires » ? Un rôle « modeste » ? Une recherche au long cours pour une identité d'auteur sur la durée ? Des ressources limitées : quels moyens pour la recherche ? CHAPITRE 3. DES SAVOIRS CRITIQUES À LA CRITIQUE DES SAVOIRS ? LA CO-PRODUCTION DES SAVOIRS EN DÉBAT. I. Des savoirs sous contrôle. Evaluation, sélection, censure. Critères de sélection pour les prix scientifiques d'AOF. Une critique sous contrôle : édition ou réécriture des textes ? II. Sources, styles et méthodes en débat. La prudence méthodologique. Les méthodes de l'histoire en débat. La concurrence dans la production des savoirs. Une question de confiance. La dépendance aux sources ? Jeux d'échelles et comparaison des terroirs : au-delà d'un simple savoir local ? Ethnographie du milieu « traditionnel » ou sociologie de la situation coloniale ? Ethnologie ou littérature ? Le théâtre à Ponty : audaces ou conformisme formel ? III. L'affirmation de savoirs critiques : Quand « le lapin devient braconnier » ? Vers une critique de l'essentialisme ethnologique. La critique réciproque : vers un dialogue entre pairs ? CHAPITRE 4. SOCIÉTÉS AFRICAINES ET PROJETS COLONIAUX EN DÉBAT. I. L'esprit de mission à l'épreuve du terrain ethnographique. La « mission civilisatrice » prise au mot : discours apologétiques ou l'art du CQFD. Critique sociale et volonté réformatrice. Vers un féminisme d'instituteurs ou patriarcat franco-africain renouvelé ? Ni table rase, ni immobilisme : réhabilitations pragmatiques. Mission accomplie ? : l'appréciation des correcteurs. Le rapport ethnographique entre distanciation et empathie. Savoir externe, savoir interne ? Le retournement du stigmate ? Inverser les valences de la psychologie des races. L'idéal du gouvernement indirect. « Non, mon commandant ! ». II. La fin des terroirs ou l'avènement des « petites patries » d'AOF. « Nos ancêtres les vaincus » : histoire officielle ou « visions des vaincus » ? « Things fall apart » et crépuscule des temps anciens. Répertoires de la nostalgie. Sur la piste des « vrais Africains ». Le déracinement, voilà l'ennemi ! « Petites patries » d'AOF et « régionalisme africain ». CHAPITRE 5. HEURS ETMALHEURS DE L'ENTRE-DEUX. I. Habiter l'entre-deux : la « juste distance » ou l'acculturation en boomerang. II. Théoriser l'entre-deux : la culture franco-africaine en débat (1937-1945). Quelle école pour l'AOF ? Le Congrès sur l'évolution culturelle des peuples coloniaux (1937). Renouveau de la propagande sous Vichy : la participation des « évolués » . La controverse dans Dakar-jeunes (1942) : « discussions byzantines » ou la mondialisation culturelle en débat ? Le théâtre de Ponty : « spectacle procolonial » ou « prémisse du nationalisme culturel » ? Assimilation culturelle et assimilation politique : le refus des conditionnalités. De l'affirmation culturelle au proto-nationalisme ? III. Réformer l'éducation africaine. Le paternalisme scolaire sous le feu de la critique : contre l'éducation en « vase clos ». Le grand désenchantement des maîtres : la crise de la vocation d'instituteur vue par les Pontins en 1944. Vivre en gueux ? L'impérieuse nécessité : réformer l'école d'AOF. CHAPITRE 6. L'« HUMANISME COLONIAL » EST-IL SOLUBLE DANS LE COLONIALISME TARDIF ? (1945-1959) . I. Assimilation, adaptation : les nouveaux enjeux d'un vieux débat. La « décolonisation de l'éducation »? Réorganisation et développement de l'enseignement. La continuité de l'adaptation sous un nouveau jour ? Le primat inchangé du local et du rural dans l'enseignement primaire ? II. Du colonial à l'interculturel : un savoir-faire franco-africain de l'adaptation ? De l'AOF à l'UNESCO : trajectoires du culturalisme colonial. La promotion de l'éducation de base. III. Professionnalisation de la recherche et marginalisation des pionniers. Vers une nouvelle division du travail scientifique : la difficile mutation en professionnels de la recherche. L'Education africaine : une revue en voie de marginalisation ? Un legs scientifique non négligeable. L'ultime tentative de mainmise de l'administration coloniale sur les pratiques culturelles des « évolués » : les centres culturels en AOF. Des intellectuels engagés. Conclusion.
Détails
| Code EAN : | 9782811119171 |
| Editeur : | Karthala |
| Date de publication : | 16-05-2018 |
| Format : | Livre |
| Langue(s) : | français |
| Hauteur : | 215 mm |
| Largeur : | 135 mm |
| Epaisseur : | 37 mm |
| Poids : | 745 gr |
| Stock : | Disponible sur commande |
| Nombre de pages : | 708 |
| Collection : | Recherches Internationales |